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Hommage à Ligeti

Projet

L'Ensemble Cairn rend hommage au compositeur hongrois György Ligeti (1923-2006). La musique de Ligeti fut révélée au grand public lorsque le cinéaste Stanley Kubrick l'utilisa pour le film 2001 L'odyssée de l'espace, mais elle était déjà connue des mélomanes car Ligeti, figure de proue de la modernité des années 60-80, a exploré des registres très différents forgeant peu à peu la notion de micropolyphonie (multiplication de l'activité polyphonique qui conduit alors à la perception de « textures » de timbres complexes) : la musique électronique, la musique d'orchestre, l'installation (Poème symphonique pour 100 métronomes), le théâtre musical (Aventures et nouvelles aventures), le répertoire pour piano (12 études).

 

L'Ensemble Cairn interprétera le Kammerkonzert écrit en 1970 pour 13 instruments, pièce emblématique de Ligeti dont la fameuse "courante" du début posa les base du style du compositeur. Dans le hall du théâtre, en guise de préambule, sera donnée le Poème symphonique pour 100 métronomes.

 

Héritier de la pensée de Ligeti, explorant de même les continuum rythmique, la musique de Philippe Leroux sera également à l'honneur, dont la très dynamique et fulgurante Continuons qui par son titre ne cache pas sa filiation.

Le musicologue Clément Lebrun présentera le concert et la personnalité artistique de Györgi Ligeti.

 

Participation des étudiants de l'Ecole d'Art et de Design d'Orléans au Poème symphonique pour 100 métronomes.

Programme

Écrit en 1970, le Kammerkonzert de Ligeti pousse au maximum l’idée de micropolyphonie (multiplication de l'activité polyphonique qui conduit alors à la perception de « textures » de timbres) juste avant que le compositeur n’abandonne ce radicalisme et ne se réintéresse à la mélodie. Fascinant de bout en bout par sa richesse d’invention, le Kammerkonzert alterne les polyphonies lisses et alanguies (qui créent une sorte de « pourriture », selon les mots du compositeur) avec de formidables petites mécaniques rapides, infernales et détraquées. « Je veux un certain ordre, mais un ordre un peu désordonné », dit Ligeti dans ses entretiens avec Pierre Michel. Sa musique n’est pas mathématique au sens strict, mais elle évoque une mathématique paradoxale et ludique, une sorte de mathématique-fiction (« une musique qui ne soit pas calculée, mais qui s’apparente au monde de la géométrie », dit-il ailleurs). Ce qui fait de lui, aujourd’hui, le plus influent des compositeurs d’après-guerre auprès des jeunes générations. Ligeti incarne cet esprit joueur et anti-expressionniste, légèrement pervers et parfaitement libre, qui s’adresse en complice à l’intelligence de l’auditeur.

 

Programme détaillé

 

Poème symphonique pour 100 métronomes :: György Ligeti                               (8 mn)

installation pour 100 métronomes                                                                                        

 

Étude ; Automne à Varsovie :: György Ligeti                                                                        (4'30 mn)

pour piano

 

Continuum :: György Ligeti                                                                                                              (4 mn)

pour Clavecin

 

Continuons :: Philippe Leroux                                                                                                      (16mn)

pour flûte, clarinette, piano, violon et violoncelle

 

Artikulation :: György Ligeti                                                                                                            (5 mn)

pour bande Magnétique

 

Étude ; Automne à Varsovie :: György Ligeti                                                                        (4'30 mn)

instrumentation pour ensemble

 

Kammerkonzert :: György Ligeti                                                                                                (21 mn)

pour 13 instruments

 

Distribution

 

Cédric Jullion : flûte

Ayumi Mori : clarinette

Caroline Cren : piano

Nathalie Shaw : violon 1

NC : violon 2

Hélène Desaint : alto

Frederic Baldassare : violoncelle

Antoine Dreyfuss : Cor

Benny Sluchin : Trombone

Joris Rhul : clarinette basse

NC : violon 2

NC : Contrebasse

NC : Hautbois

 

NC : Clavecin


Théâtre d'Orléans