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Under the greenwood tree

Projet

L'Ensemble Cairn propose un voyage musical autour de la figure de Shakespeare qui mette en regard la Renaissance anglaise (William Byrd, Orlando Gibbons, John Dowland) et les prémices du baroque (Matthew Locke et Henry Purcell) avec l'époque actuelle : Johannes Schöllhorn, Kaija Saariaho et Jonathan Bell.

Cette mise en perspective occasionne ré-écritures et transcriptions, manière inventive de redécouvrir, à travers les oreilles de nos contemporains, les œuvres anciennes de l'Angleterre élisabéthaine.


Pour ce projet, Cairn s'entoure de la soprano Léa Trommenschlager et du compositeur français Jonathan Bell qui écrira pour ce concert spécifiquement des ré-écritures des pièces des compositeurs de la Renaissance anglaise.

 

Musiques de scène

 

Nombre de musiques de scène ont été écrites sur les pièces de Shakespeare, elles furent des accompagnements, elles ont généré des adaptations, donnèrent naissance à des opéras. Il y a dans l'œuvre de Shakespeare plus de 2000 références de la musique et le dramaturge anglais n'a cessé d'inspirer les musiciens occidentaux, depuis Purcell, jusque Berlioz, Rossini, Verdi, Strauss, Prokofief, Chostakovitch, Britten et même Duke Ellignton.

Même s’il n'en reste pas grande trace, The tempest (1667) mise en musique par Matthew Locke (1621-1677) fût probablement l'une des premières tentatives de mise en musique des mots de Shakespeare ; puis vînt plus tard The Fairy Queen (1692) d'Henry Purcell où la musique trouve une sorte d'indépendance : écrite en 1692, l'œuvre combine, le Songe d’une nuit d’été amputée d’une partie du texte, avec des "masques" (mask), nom utilisé pour qualifier des intermèdes musicaux mêlant musique, chants, ballets et scénographie grandiose.

 

Entre William Byrd et Henry Purcell, la musique anglaise du XVIIe siècle est riche en compositeurs aux talents contrastés. C’est l’époque où s’épanouit le théâtre élisabéthain, avec Shakespeare et Ben Jonson, où le mask, divertissement scénique typiquement anglais, connaît son apogée, où les meilleurs musiciens sont employés par la famille royale et la noblesse anglaise. Elisabeth Ière, avec laquelle s’éteint en 1603 la dynastie des Tudor, Jacques Ier et son fils Charles Ier, les premiers Stuart, et même Charles II, dans la seconde moitié du siècle, sont tous mélomanes voire musiciens. Mais le XVIIe est aussi un siècle mouvementé, en raison du tournant absolutiste pris par les Stuart qui conduit à la première révolution anglaise (1642-1649) et à la prise du pouvoir par les puritains d’Oliver Cromwell. Les artistes ne sont pas sans ressentir vivement le contrecoup de ces troubles politiques. Dans le même temps, les vents nouveaux venus d’Italie accélèrent le passage de la Renaissance à l’ère baroque, mettant en question les pratiques antérieures.

 

Ce concert reflète dans toute sa variété et sa séduction la musique d’une époque aux multiples interférences entre voix et instruments, théâtre et musique, musique et politique, Angleterre et continent…

Programme

 

Instrumental : La Renaissance anglaise         

     Orlando Gibbons (1583-1625) :: Jonathan Bell

     William Byrd (1539-1623) :: Jonathan Bell

 

2 chants de Nicholas Lanier & John Dowland                                                                        

intermèdes instrumentaux

     The Tempest – Shakespeare (1667) :: Matthew Locke (1621-1677)                     

     The tempest (1667) Curtain tune :: M. Locke

     No more shall Meads :: N. Lanier

     The tempest (1667) Sarabande

     Flow my tears :: J. Donwland

 

Instrumental : La Renaissance anglaise

     In nomine d'après Picforth (1580-?) :: Johannes Schöllhorn 

     Fantasia d'Orlando Gibbons (1883-1625) :: Johannes Schöllhorn  

 

3 chants issus de The Fairy Queen – Shakespeare (1692) :: Henry Purcell (1659-1695)

     One charming night (The Fairy Queen, Z.629)

     If love is a sweet passion (The Fairy Queen, Z.629)

     O let me Weep (The Fairy Queen, Z.629)

 

Instrumental : La Renaissance anglaise                                                                        

     John Dowland (1563-1626)

     Matthew Locke (1621-1677)

 

2 chants sur des extrait de The Tempest - Shakespeare :: Kajia Saariaho

     Miranda’s Lament (1998) pour soprano, clarinette, harpe, violon, contrebasse

     Ariel’s Hail (2000) pour soprano, flûte, harpe

 

 

Distribution

Cédric Jullion : Flûte

Aurélie Saraf : Harpe

Naaman Sluchin : Violon

Cécile Brossard : Alto

Frédéric Baldassare : violoncelle

Léa Trommenschlager : soprano


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