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Overlight / Lucas Fagin et Tom Huet

Projet

La collaboration entre l’Ensemble Cairn et le compositeur Lucas Fagin débute en 2015 lorsque ce dernier, dans le cadre des commandes Alla Breve de Radio France, compose Psychedelic. Pièce pour sept musiciens de l’Ensemble, elle tisse des ponts entre les musiques dites « actuelles » et « contemporaines » en prenant appui sur trois objets très référencés : Ligeti (Kammerkonzert), Pink Floyd (On the run, de l’album Dark side of the moon) et un tableau hypnotique de Victor Vasarely. L’envie partagée d’approfondir ce travail conduit Lucas Fagin à proposer aujourd’hui d’en écrire une forme étendue dans le temps et dans l’espace grâce au concours du plasticien Tom Huet : Overlight.

La rencontre de ces deux artistes, qui partagent un goût pour les distorsions, illusions optiques et excentricités géométriques, se veut une entreprise radicale. Tirant inspiration de l’univers troublant de la Science-Fiction, leur travail cherche à altérer la perception et désorienter les sens du public au travers d’une composition unique et hypnotique couplée d’un dispositif visuel psychédélique ; leur ambition est de créer un nouvel univers, un Psi-fi irradiant et multidimensionnel.

Programme

Au travers du projet Overlight, Lucas Fagin et Tom Huet se pensent en héritiers de l’Op Art, pratique artistique exploitant la faillibilité de l’œil à travers illusions et jeux optiques. Si leurs références visuelles se développent autour des figures de Victor Vasarely ou Julio Le Parc, les recherches sonores de Ligeti, des Pink Floyd ou de KraftWerk infusent la conception musicale et scénographique de ce projet.

Overlight, expérience sonore et visuelle immersive

Approfondissant le rapprochement aux musiques rock et électroniques débuté dans Psychedelic, Lucas Fagin cherche ici à explorer l’amplification systématique des instruments pour basculer dans des couleurs électriques, manière de renouveler l’univers sonore de la première pièce. Tous les instruments seront transformés par des outils analogiques issus du rock et des musiques actuelles, tels que les pédales de distorsion, de delay, de phaser, etc... Guitares électriques, synthétiseurs et percussions inspirées par les performances de techno street drums (objets ordinaires utilisés par des performeurs de rue pour composer de la musique électro) seront à l’honneur dans cette musique faisant référence aux psychédélismes, aux phénomènes hallucinatoires et autres paradoxes. Par ce biais, le compositeur souhaite transfigurer des gestes issus de pratiques musicales populaires pour mettre en avant une musique vitale et attachée au présent.

Pour compléter la dimension sonique de cette méta-réalité recherchée par les artistes, une installation scénique composé de trois dispositifs luminocinétiques sera mise en place (voir ci- après). À la croisée de la composition musicale et des dispositifs cinétiques et hypnotiques, le public se verra proposer une hallucination collective, un voyage narcotique aux formes instables, dynamiques et en évolution perpétuelle.