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Hoshizora

Tournée Allemagne

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Project :Hoshizora

Pour ce concert, les deux musiciennes de l’ensemble Cairn, Aymi Mori (clarinette) et Fanny Vicens (accordéon) rencontrent la chanteuse Michikiko Takahashi (Les Cris de Paris) et la joueuse de shō Naomi Sato. Ensemble, elles jouent des musiques de compositeurs français (Combier, Dusapin, Campo) et japonais (Hosokawa), explorant les timbres que permettent les combinaisons des instruments, explorant musique traditionnelle japonaise, chant lyrique (Stravinsky) et musique instrumentale, celle-ci parfois très gestuelle, parfois presque vocale, comme ces paysages lunaires et statiques de Cloudscapes Moonlight de Toshio Hosokawa.

 

Cloudscapes Moonlight :: Toshio Hosokawa                        (9 mn)

pour shô japonais et accordéon

 

« Hoshizora - 星空 » :: Jérôme Combier                           (8 mn)

pour soprano, clarinette, shô japonais et accordéon

 

Hyjo no Choshi ; musique traditionnelle japonaise (gagaku)

pour shô japonais

 

To god :: Pascal Dusapin                                                   (5 mn)

pour voix et clarinette

 

Trois poésies de la lyrique japonaise :: Igor Stravinsky             (6 mn)

Transcription pour voix, clarinette, shô japonais et accordéon

 

Distribution 

 

Fanny Vicens : Accordéon

Ayumi Mori : Clarinette

Naomi Sato : Shô japonais

Michiko Takahachi : soprano

Cairn invite à la rencontre d’un orient, le Japon, tel que celui-ci peut être rêvé ou vécu, tel qu’il convoque des réalités qui, transmuées, assimilées, digérées, pourraient ouvrir (ou seulement entrouvrir) à une autre manière de se considérer et que cela suppose la différence. Ainsi le propos n’est pas ici le Japon ou un entredeux occident-orient, mais la mise en perspective de notre appréhension des choses, et par là l’acceptation d’une différence invitée à s’immiscer au source de ce que nous sommes, le contraire d’un exotisme. Il en irait du Japon comme d’un voyage, au sens même où en parlait Nicolas Bouvier qui fut, lui aussi, épris de Japon : « Nous ne faisons pas le voyage écrit-il, c’est lui qui nous fait ».

 

« Je ne regarde pas amoureusement vers une essence orientale, l’Orient m’est indifférent, il me fournit simplement une réserve de traits dont la mise en batterie, le jeu inventé, me permettent de « flatter » l’idée d’un système symbolique inouï, entièrement dépris du nôtre. Ce qui peut être visé, dans la considération de l’Orient, ce ne sont pas d’autres symboles, une autre métaphysique, une autre sagesse (encore que celle-ci apparaisse bien désirable) ; c’est la possibilité d’une différence, d’une mutation, d’une révolution dans la propriété des systèmes symboliques. »          

Roland Barthes, L’empire et le sens, éditions du Seuil, Paris, 1970

 

Au centre de ce projet, la création de Hoshizora du compositeur Jérôme Combier, commande de la fondation Siemens pour Hannoversche Gesellschaft für neue Musik, pièce écrite pour soprano, clarinette, accordéon microtonal et shō japonais, petit orgue à bouche constitué de 17 tubes de bambou. Hoshizora qui signifie ciel étoilé est un mot issu du poème Retour à Tokyo de Makoto Ōoka (1931-2017) sur lequel s’appuie l’écriture vocale de la partition. La musique explore les possibilités sonores du shō, instrument associé principalement à la musique de cours de Gagaku et que l’on dit harmonique et celles très voisines de l’accordéon microtonal (pouvant jouer des ¼ de tons). On dit que les deux instruments ont une parenté historique, ils sont tous deux des instruments à vent et à anches vibrantes. Hoshizora déploie ainsi des sonorités étirées, proprement fusionnelles et inouïes sur lesquelles la voix semble suspendue.

 

 

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